L’économiste et objecteur de croissance Serge Latouche estime que trois ingrédients sont nécessaires à la société de consommation capitaliste : « La publicité crée le désir de consommer, le crédit en donne les moyens, l’obsolescence programmée en renouvelle la nécessité. » Il analyse ici la troisième instance, qui prend la forme d’effets de mode ou, dans sa version la plus aboutie, de défaillances techniques planifiées. Dès les années 1920, les produits jetables se développent dans les sociétés occidentales. Mais c’est avec la Grande Dépression des années 1930 que l’obsolescence programmée se généralise, car, pour certains théoriciens libéraux, « utiliser les objets ne produit pas la prospérité. Les acheter, si ». En abaissant les coûts de production, la mondialisation de la fin du XXe siècle ne fait que renforcer cette logique. Face à ces stratégies, ce sont les citoyens et la collectivité en tant qu’instance régulatrice qui pourraient contraindre le système à plus… d’économie. Des villes « en transition » s’engagent ainsi dans la recherche de sobriété. Mais qu’en est-il aux niveaux national et international ?

Une solution?
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Citation de Latouche
L’économiste et objecteur de croissance Serge Latouche estime que trois ingrédients sont nécessaires à la société de consommation capitaliste : « La publicité crée le désir de consommer, le crédit en donne les moyens, l’obsolescence programmée en renouvelle la nécessité. » Il analyse ici la troisième instance, qui prend la forme d’effets de mode ou, dans sa version la plus aboutie, de défaillances techniques planifiées. Dès les années 1920, les produits jetables se...

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