Si le capitalisme assume explicitement et volontairement la recherche du profit, il semble toutefois que les théoriciens de l’école libérale n’ont accordé qu’une place bien modeste à son représentant le plus sensible, c’est-à-dire l’argent. Dans les différents écrits d’A. Smith, de D. Ricardo, de T. R. Malthus et de J. B. Say, l’argent ne fait pas l’objet d’une analyse approfondie. L’économie est décrite en termes de prix, de salaires, de profit, de capital, de travail, de valeurs, de marchés, mais il n’est qu’un phénomène secondaire.

En effet, dans une société où des besoins existent et dans laquelle les individus tendent à diviser le travail, l’échange est une nécessité. Nul ne peut satisfaire lui-même l’ensemble de ses besoins et l’optimisme des classiques veut que chacun gagne à se spécialiser. Dès lors les individus doivent constituer un système permettant l’échange des produits du travail. Mais le troc, comme mode spontané de l’échange souffre essentiellement de deux défauts selon Smith : d’une part, il ne permet pas une estimation fine et précise des valeurs; d’autre part, il a des inconvénients matériels évidents. La monnaie, et plus généralement l’argent, sont aisément manipulables et permettent une mesure précise des valeurs.

C’est ainsi que l’argent apparaît comme le moyen le plus élaboré pour permettre les échanges. Mais il n’est qu’un outil, une médiation plus commode que le troc : « Les métaux ont non seulement l’avantage de pouvoir se garder avec aussi peu de déchets que quelque autre denrée que ce soit, aucune n’étant moins périssable qu’eux, mais encore ils peuvent se diviser sans perte en autant de parties qu’on veut, et ces parties, à l’aide de la fusion, peuvent être de nouveau réunies en masse. (…) C’est de cette manière que la monnaie est devenue chez tous les peuples civilisés l’instrument universel de commerce, et les marchandises de toute espèce se vendent et s’achètent, ou bien s’échangent l’une contre l’autre par son intervention. » 

L’argent reste ce qu’on décrit par ces notions plus essentielles, et n’existe que comme la conséquence d’une économie qui n’est pas originellement fondée sur lui. Et, ultimement, « les produits s’échangent contre des produits »  comme l’écrit J.-B. Say. En définitive, les économistes classiques considèrent l’argent comme une réalité secondaire, comme un « voile » déposé sur l’économie. Il n’est qu’un support sensible qui facilite les échanges de biens. Mais il n’en est que la médiation pratique.

Une solution?
3 - IMAGES
L'argent nous rend t-il esclave ?
Si le capitalisme assume explicitement et volontairement la recherche du profit, il semble toutefois que les théoriciens de l’école libérale n’ont accordé qu’une place bien modeste à son représentant le plus sensible, c’est-à-dire l’argent. Dans les différents écrits d’A. Smith, de D. Ricardo, de T. R. Malthus et de J. B. Say, l’argent ne fait pas l’objet d’une analyse approfondie. L’économie est décrite en termes de prix, de salaires, de profit, de capital, de travail, de valeurs, de...
Portrait de Renaud Schira suggéré par Renaud Schira Economie 3 - IMAGES
SignalerSignaler à l'administrateur un problème sur le contenu

Evaluation

Note d'intérêt = 3,5 / 5 Note de piment = 0,0/2 Note de complexité = 0,0 / 2

Evaluations

Le contenu fait peur x 1
Révoltant x 1
En accord avec l'analyse présentée x 1
Portrait de Renaud Schira
18257
[field_motif_de_refus]
Portrait de Veille internautes
18776
[field_motif_de_refus]

Partager

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn Partager sur Pinterest

Donnez votre avis!

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour publier un commentaire