Même si le continent africain n’échappe pas à l’urbanisation galopante (d’après l’agence des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), 60% de sa population vivra en ville en 2040 [3]), l’Afrique reste l’un des continents les plus ruraux : 40% « seulement » d’urbains (avec bien sûr des variations très fortes selon les pays), contre par exemple 82% aux États-Unis [4]. Globalement, la production agricole repose encore sur des semences reproduites et échangées par les paysans, en dehors des systèmes semenciers marchands. Même s’il est difficile d’obtenir des chiffres globaux, et juste pour avoir un ordre de grandeur, Olivier de Schutter, ancien rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, rapporte « [qu’]en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, la très grande majorité des agriculteurs dépendent encore des filières de semences paysannes pour leurs cultures. Les femmes jouent un rôle clef dans ce domaine : 90 % du matériel de plantation utilisé dans la petite agriculture est fait de graines et de germoplasmes sélectionnés et conservés par les femmes » [5]. Et selon le Cirad [6], les systèmes semenciers paysans informels représentent 70 % des semences utilisées sur le continent africain [7].

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3 - IMAGES
80 à 90% des semences cultivés en Afrique sont paysannes
Même si le continent africain n’échappe pas à l’urbanisation galopante (d’après l’agence des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), 60% de sa population vivra en ville en 2040 [3]), l’Afrique reste l’un des continents les plus ruraux : 40% « seulement » d’urbains (avec bien sûr des variations très fortes selon les pays), contre par exemple 82% aux États-Unis [4]. Globalement, la production agricole repose encore sur des semences reproduites et...

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