Une semaine après le 7 janvier, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), basée au Yémen, revendiquait l’odieux attentat. «Cette bataille bénie a été conduite par deux héros de l’islam, les frères Saïd et Chérif Kouachi. Ça a été un bienfait d’Allah que cette opération coïncide avec celle du frère moudjahid Coulibaly » déclare Aqpa. « Vous attaquez le Califat, vous attaquez l’État islamique, on vous attaque. Vous ne pouvez pas attaquer et ne rien avoir en retour », déclarait Coulibaly dans sa vidéo posthume.

Le choc a été brutal, venant rappeler que la France est bien en guerre et qu’il n’est pas possible de répandre la terreur sans effet retour. Que les acteurs de ces meurtres terroristes soient nés et aient grandi en France n’en a rendu le choc que plus violent, incompréhensible pour beaucoup, devant cette conjonction des effets dévastateurs des guerres et de la désespérance sociale.

La réponse du Premier ministre, « Nous sommes en guerre contre l’islamisme radical », rentre dans la logique du « choc des civilisations ». Quel déni de réalité ! Le chaos sanglant du Moyen-Orient d'où surgit le djihadisme de certains jeunes musulmans d’Europe ne sort pas de rien. Il est la conséquence d’une histoire, la politique des grandes puissances depuis des décennies et de leurs alliés, dictateurs locaux, de leurs manœuvres pour diviser les peuples, opposer les communautés les unes aux autres et de leurs interventions militaires en Irak, en Libye, en Afrique et aussi en Afghanistan. Le drame palestinien est le cœur de cette guerre permanente contre les peuples pour le pétrole.

Cette politique, coloniale hier, impérialiste et libérale aujourd’hui, la décomposition sociale et politique qu’elle engendre, créent les conditions du développement des fondamentalismes religieux, des ennemis des travailleurs et des peuples.

Il n’y a de réponse que démocratique, en prenant le mal à la racine : la domination capitaliste sur les peuples. Contre l’offensive sécuritaire et la défense de l’ordre moral réactionnaire par le PS allié à toutes les forces réactionnaires, contre les expéditions militaires et leur justifications qui alimentent toutes les formes de racisme contre les musulmans et contre les juifs. On ne peut combattre l’un sans combattre l’autre, comme on ne peut lutter contre le terrorisme sans combattre les politiques sécuritaires et les guerres impérialistes.

Ce dossier revient sur les 14 ans de « guerre contre le terrorisme » qui n’ont fait qu’accentuer ce qu’elle prétendait combattre.

Une solution?
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Terrorisme et Impérialisme
Une semaine après le 7 janvier, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), basée au Yémen, revendiquait l’odieux attentat. «Cette bataille bénie a été conduite par deux héros de l’islam, les frères Saïd et Chérif Kouachi. Ça a été un bienfait d’Allah que cette opération coïncide avec celle du frère moudjahid Coulibaly » déclare Aqpa. « Vous attaquez le Califat, vous attaquez l’État islamique, on vous attaque. Vous ne pouvez pas attaquer et ne rien avoir en retour », déclarait Coulibaly...

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