Ascète et banquier, précepteur et victime du prince, malade et médecin de lui-même, Sénèque est l’homme de toutes les contradictions, de tous les déchirements. De l’exil à la gloire, et jusqu’au suicide, il incarne, avant Epictète et Marc Aurèle, le stoïcisme vécu.

Mais il n’est pas ce sage héroïque qui cultiverait pour lui seul une sérénité hautaine, voire inaccessible. Exempt de tout dogmatisme, volontiers éclectique, Sénèque tend vers le bien sans prétendre l’atteindre.

S’il interpelle constamment les destinataires de ses œuvres, c’est d’abord avec lui-même, contre lui-même, qu’il dialogue, se bat. Dans sa langue, d’où vient la nôtre, il écrit pour se soigner, grandir, se rejoindre, nous rejoindre, en des termes d’une efficacité et d’une fraîcheur confondantes.

En ce sens, lire Sénèque, c’est découvrir que la philosophie mérite parfois son nom, qu’elle peut être un chemin vers la sagesse. Deux mille ans plus tard, ses mots nous y aident encore. La preuve ? “Apprendre à vivre” s’est vendu ces dernières années à 40 000 exemplaires. Sénèque le stoïcien est devenu auteur de best-seller, et sa parole n’en finit pas de résonner.

 

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Citation de Sénèque
Ascète et banquier, précepteur et victime du prince, malade et médecin de lui-même, Sénèque est l’homme de toutes les contradictions, de tous les déchirements. De l’exil à la gloire, et jusqu’au suicide, il incarne, avant Epictète et Marc Aurèle, le stoïcisme vécu. Mais il n’est pas ce sage héroïque qui cultiverait pour lui seul une sérénité hautaine, voire inaccessible. Exempt de tout dogmatisme, volontiers éclectique, Sénèque tend vers le bien sans prétendre l’atteindre. S’...

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