Traduction réalisée par Inform'Action
Traduction du bénévole Luis, correction de Claire, relecture finale de Salomé.

Au Vénézuéla, apparemment, il n’y a pas de président, pas même à la télévision.

Par: Pablo Jiménez Guaricuco

On ne trouve pas de nourriture, ni médicaments, ni couches ou encore produits sanitaires et le peu que l’on le trouve, il faut se battre pour l’acheter à un prix exorbitant ; des délinquants appelés « bienfaiteurs » ont pris les quartiers pauvres nommés « zones de paix »,  à l'aide de fusils, et ont placé des centres d’opérations spéciales pour des séquestrations et des vols massifs et tout ça vient s’ajouter à une situation déjà difficile et hors de contrôle.

Il n’y a pas de Président qui vient porter à la télévision, aux yeux de tous, un peu d'espoir, de force ou quelque chose de ce genre le jour de Noël. Nous ne voyons pas non plus à la télévision les ministres ou les chefs de quelques administrations nous informer de ce qu’ils font pour palier à cette situation gravissime.

Où le président a passé-t-il le réveillon de Noël ? L'a-t-il passé avec la première dame, ou avec toute la grande famille Flores, composée des beaux-fils, belles-filles, cousins, cousines, parents, grands-parents, petits-enfants, frères et soeurs et incontournables neveux, c’est-à-dire tous fonctionnaires ?, aucune idée.

Par contre, ce que l'on voit dans les médias de masse, ce sont les photos de Daniela Cabello, qui montre ses tous nouveaux vêtements pour Noël, aux cotés de sa famille, tous souriants et joyeux…

Apparemment en pleine «Guerre Économique », ils ont abandonné leurs tranchées pour faire une trêve de Noël, délaissant le peuple avec ses besoins désespérants dans les files d'attente, pendant que de leur coté, ils se rinçaient au punch et savouraient gâteaux et délicieux plats typiques,  pour apparaître quelques jours plus tard à la télévision, et y dire qu’ils avaient travaillé très très tard, faisant des sacrifices pour nous, sans même montrer une seule photo de cette réunion-là, et pire encore, sans nous informer d’une prise de décision ou d'une feuille de route.

Combien de temps allons-nous continuer à tolérer ce manque de responsabilité ? Combien de temps encore allons-nous continuer à tolérer cette bande d'hypocrites qui parlent de rectification mais qui reproduisent les mêmes erreurs de toujours ?

Ça suffit ! Le peuple est fatigué de voir toutes ces démonstrations de dur labeur, d'attendre des décisions qui ne finissent pas d'être prises. Nous sommes fatigués de ne rien pouvoir planifier, en attendant que vous, les gens de la haute sphère, finissiez de ruminer si oui ou non nous pouvons obtenir un peu de pouvoir.

Nous sommes fatigués de votre indolence, de votre manque d’humanité. Nous sommes blessés et désespérés de voir la quantité de policiers assassinés en une seule soirée. Nous sommes préoccupés et atterrés de lire dans les journaux que la pénurie de médicaments dans les pharmacies avoisine les 80%. Nous sommes horrifiés de continuer à trouver des cadavres démembrés et des enfants assassinés. Nous sommes vraiment furieux de voir comment sont traitées les nouvelles concernant la corruption ; il n'y a jamais de responsables ni d'actions concrètes menées, seulement des ministres et des supérieurs avec des excuses. 

Le 24 décembre (2015), à la télévision on a pu voir jusqu'aux voeux du Roi d'Espagne, qui d'après la base des statistiques diffusées par VTV (la chaîne TV de l’Etat) et d'autres chaînes du système de médias publics n'est apprécié par personne, délivrant tout en trinquant un message de consolation et de courage. Mais vous, monsieur le président Nicolás Maduro, qui apparemment jouissez de la majorité de l'opinion publique, vous vous êtes contenté d'un message sur Twitter et d’une photo. N’est-ce pas un manque de respect à vos yeux ? Ne considérez-vous pas qu'un peuple qui est en train de traverser la crise économique la plus grave de toute son histoire et à qui l’on nie le droit de connaître les chiffres officiels de la Banque Centrale du Vénézuela, mériterait un message, sincère, direct et sans délai ?

Les pires fêtes de Noël de l’histoire vénézuélienne dont le président fut incapable de sortir et de se montrer à la nation pour au moins lire quelques lignes rédigés par l’un des intellectuels censés l’accompagner.

Et encore aujourd’hui vous vous demandez par quels moyens vous avez perdu les élections ? Etes-vous encore en train d'analyser ce que vous devriez rectifier ?

Désormais, demandez-vous si quelqu’un qui est fatigué d’attendre une solution, fatigué de tant de corruption et fatigué de tous ses petits boulots ne va pas emprunter une porte de sortie si on la lui propose. Vous ne viendrez pas vous plaindre.

Après avoir confirmé une fois de plus votre manque d’initiative, votre incapacité à donner à la nation ne serait-ce qu'un message de tranquillité et de sécurité, le seul message que j’attends de vous, c’est votre démission immédiate et irrévocable, pour ensuite faire face aux conséquences de votre manque d’action et de votre incompétence.

Une solution?
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Au Vénézuéla, apparemment, il n’y a pas de président, pas même à la télévision.
Au Vénézuéla, apparemment, il n’y a pas de président, pas même à la télévision. Par: Pablo Jiménez Guaricuco On ne trouve pas de nourriture, ni médicaments, ni couches ou encore produits sanitaires et le peu que l’on le trouve, il faut se battre pour l’acheter à un prix exorbitant ; des délinquants appelés « bienfaiteurs » ont pris les quartiers pauvres nommés « zones de paix »,  à l'aide de fusils, et ont placé des centres d’opérations spéciales pour des séquestrations et des...

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