Alors qu’en 2050 la terre comptera probablement près de 10 milliards de bouches à nourrir, l’agriculture intensive usant abondamment d’engrais minéraux, de pesticides chimiques et d’antibiotiques atteint certaines limites : perte de biodiversité, perte d’efficacité des molécules chimiques et antibiotiques, épuisement des ressources en phosphore et en énergie, dégradation des ressources en eau, etc. Face à ces constats, nombreuses sont les voix qui s’élèvent aujourd’hui pour prôner le recours à l’agriculture biologique.

Ce mode de production qui proscrit le recours aux engrais chimiques, aux pesticides de synthèse et limite très fortement l’usage des antibiotiques, pourrait-il, à terme, se substituer à l’agriculture dite « conventionnelle » et répondre aux besoins alimentaires de l’ensemble des populations de la planète ? Quels en sont les avantages et inconvénients, tant en matière d’environnement, que de caractéristiques des produits ? Quelles seraient les conditions et les limites d’une conversion au bio à très grande échelle, et quelles en seraient les conséquences plus globales pour la société ? Que sait-on aujourd’hui sur ce sujet et quels sont les points qui font objet de débats, ou controverses ?

Conférence-débat de Marc Benoit organisée dans le cadre des Mercredis du Pavillon de France à l'exposition universelle de Milan 2015. Introduction de Bernard Chevassus. Marc BENOIT est économiste, ingénieur de recherche à l’INRA de Clermont-Ferrand Theix. Il travaille depuis quinze ans sur l’agriculture biologique et est, notamment, co-directeur du Comité Interne de l’agriculture biologique (CIAB) de l’INRA et membre du CSAB (Conseil Scientifique de l'Agriculture Biologique).

  • Durée : 25 min
  • Date : 22 mai 2015
  • Intervenant : Marc Benoit
  • Source : INRA
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2 - VIDEO
Le bio peut-il nourrir le monde ?
Alors qu’en 2050 la terre comptera probablement près de 10 milliards de bouches à nourrir, l’agriculture intensive usant abondamment d’engrais minéraux, de pesticides chimiques et d’antibiotiques atteint certaines limites : perte de biodiversité, perte d’efficacité des molécules chimiques et antibiotiques, épuisement des ressources en phosphore et en énergie, dégradation des ressources en eau, etc. Face à ces constats, nombreuses sont les voix qui s’élèvent aujourd’hui pour prôner le...

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