L’instauration de l’état d’urgence en France, à la suite des attentats du 13 novembre dernier, a donné aux « forces de l’ordre » une grande latitude pour appliquer les règles sécuritaires qui en ont découlé: perquisitions intempestives, arrestations arbitraires, plus grande fermeté, voire violence, de la part des officiers assermentés de la force publique. De fait, les dérives et les bavures policières se sont multipliées à travers tout le territoire national, comme le démontre ce recensement régulièrement mis à jour de ces événements, compilé par la Quadrature du Net.

Aussi, lorsque le citoyen belge Bohort Mignolet a participé à la chaine humaine organisée dans le cadre de la COP21, en dépit de l’interdiction de manifester émise par le gouvernement élu de France, il a pu constater par lui-même combien l’environnement du pays « des Droits de l’Homme » avait, en si peu de temps, changé. Arrêté alors qu’il tentait sans violence de s’interposer entre des policiers et un couple de citoyens se faisant malmener par ceux-ci il fut ensuite transféré au Centre de Rétention Administratif de Vincennes.

Le CRA de Vincennes est l’un des lieux en France où sont rassemblées les personnes ne possédant pas de papiers d’identité en règle: que ce soit des « migrants », des réfugiés, des clandestins, ces gens sont détenus dans les CRA dans l’attente que les autorités décident de leur sort.

Dans le cas de Bohort, la conjonction de l’état d’urgence et sa nationalité belge ont fait que, relâché de Vincennes, il est désormais obligé de se rendre en Belgique pour pouvoir à nouveau se déplacer en France sans risque d’arrestation et d’expulsion. Comme la détention dont il a fait l’objet peut être considérée comme illégale, que son arrestation était elle-même arbitraire et excessive, il envisage de porter plainte pour les mauvais traitements qu’il a subis.

Une solution?
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Conséquences de l’état d’urgence : un citoyen belge placé en centre de rétention pour migrants
L’instauration de l’état d’urgence en France, à la suite des attentats du 13 novembre dernier, a donné aux « forces de l’ordre » une grande latitude pour appliquer les règles sécuritaires qui en ont découlé: perquisitions intempestives, arrestations arbitraires, plus grande fermeté, voire violence, de la part des officiers assermentés de la force publique. De fait, les dérives et les bavures policières se sont multipliées à travers tout le territoire national, comme le démontre ce...

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